mardi 19 avril 2011

« Je hais ta façon de me parler, et la couleur de tes cheveux. Je hais ta façon de conduire, et de me regarder dans les yeux. Je hais tes stupides bottes d’armée, et ce que tu devines en moi. Je te hais au point d’en crever, et même de te tuer parfois. Je hais ta façon d’avoir raison, tes histoires inventées. Je te hais quand tu me fais rire, d’avantage quand tu me fais pleurer. Je te hais quand tu n’es pas là et que tu es dieu sait où. Mais je hais surtout de ne pas te haïr, ni un seul instant, ni une seule minute, ni même du tout. »


Ces derniers temps j'ai appris pas mal de choses. Que malgré tout des personnes croient en moi, que je peux être la fierté de mes parents, que je suis capable de réussir à la fac. J'ai également appris que des personnes m'appréciaient, pour ce que je suis, enfin. Mais aussi et surtout j'ai appris à revivre avec un homme, d'une nouvelle manière cette fois ci. D'une façon libre et irréfléchie. Sans doute irrationnelle, mais c'est tout ce qu'il nous reste, nous sommes deux personnes retenues par la peur.
Mais le mieux dans tout ça c'est surtout que j'ai appris à battre des crocodiles et des gnomes, à apprivoiser des crabes jaunes et Régis Robert, j'ai appris à enfin m'amuser. Mais j'ai aussi appris que non je n'ai pas changé, que j'accorde toujours trop d'importance aux personnes qui m'entourent. J'ai toujours ce complexe d'infériorité qui fait que je suis jalouse. Jalouse donc possessive. Possessive donc chiante. Chiante donc les gens se lassent. C'est un cercle vicieux dans lequel je suis, parce que j'ai peur. De tout. Mais le pire c'est que j'ai peur de trop parler, de dire ce que je pense et par la suite de me faire lâcher par les gens. Le plus ridicule c'est quand les personnes me demandent de m'imposer enfin, pour au final ne pas m'écouter. Pitoyable. Mais oui, je m'incline pourtant. j'accepte des choses qui dans le fond vont me déranger. La peur de la solitude. Et pourtant ça me tue de savoir une personne avec une autre. De ne pas savoir ce qu'elles font. De ne pas être là. De ne pas être à sa place. Ca me tue.
 

Merde. Je suis jalouse.


Photo: Mathias N.

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